Madame Butterfly

C’est la première fois que j’assiste à une représentation de cette tragédie japonaise en trois actes de Puccini, d’après la pièce de David Belasco, elle-même adaptée d’une nouvelle de John Luther Long.
Il s’agit véritablement d’un opéra-chorégraphie. L’extrême sobriété du décor nous porte à nous concentrer sur les corps des chanteurs et des chanteuses. La mise en scène de Robert Wilson nous projette dans un univers bichrome où la blancheur de la poudre sur le visage et les bras des artistes contrastent avec la noirceur des coiffures et de certains vêtements. Un sentier de pierres entouré par des planches de bois constitue l’essentiel du décor.

Hammershøi / Ren Hang

Et bien sans ambages, je n’ai qu’un adjectif à dire : horribilissimis. Et plus onomatopéique : flip flap flop pour Jacquemard tintamarre. En effet au musée Jacquemart-chaussure, pied de grue au menu car temps d’attente imparfaitement estimé par mon gousset à 22’45’’99 pour franchir la ligne d’arrivée …

Lady Macbeth de Mzensk : une réussite sur tous les plans

Mardi 16 avril, sortie à l’Opéra de Paris. Moi qui rêvais secrètement d’assister à une représentation de Lady Macbeth de Mzensk, dont tout le monde me parlait : l’invitation d’un ami tombait à pic. Cet opéra composé par Dimitri Chostakovitch (1906-1975) est créé en 1934 à Saint-Pétersbourg et connaît un succès exceptionnel …

Jeune, gay et impudique

– “Jeune, gay et impudique… – Ola olé, qu’est-cela messire Sexplicit ?, annoncent au mégaphone Dama Censure et Frérot Gros (Big Bro) à la lecture de ces lignes télégrammatiques.
Effectivement, comme dit le proverbe Chaud lapin de bon matin, qui donne en version scolastique et sans calembours, ou camembert, Le Paresseux de Saint-Amant : “fagoté, / Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté”.