Analyse du texte Boa Bonheur (2008) de Yves Jamait

Le chanteur Yves Jamait est un artiste prolifique, comme en témoigne ses sept albums inédits produits entre 2005 et 2019. Ses textes sont intimistes (Les mots), lyriques (Je suis vivant), crus (Je passais par hasard) ou bien encore amers (Qu’est-ce que tu fous). Certes ils ont vocation à être écoutés en musique plutôt qu’à être lus, et c’est peut-être là une différence entre ce qu’on appelle la poésie et la chanson. Mais ce serait une injustice commise envers Jamait que de passer à côté de la prégnance poétique qui marque son œuvre. Boa Bonheur, notamment, est un tableau plus qu’un morceau. Le chanteur y livre le portrait magnifié de Boa, un homme qui se fait femme et vit du commerce de son corps à Paris.

Yves Jamait et l’absence

Il est commun de considérer l’absence comme un synonyme de souffrance. Rares sont les remèdes qui permettent d’éloigner des âmes les plus mélancoliques le souvenir d’une personne aimée. Mais il est des remèdes pour conjurer l’absence, et Jamait les connaît. Jamait est un chanteur-invocateur. Il fait appel à des souvenirs, à des fantômes parfois, et les rends plus présents. Il habille l’oubli à venir au gré de ses chansons, et le vêtit d’un costume plus supportable. Quelle expression de l’absence nous livre-t-il ?

Yves Jamait : une plume engagée ?

Chaque mois, la Revue Tentaculaire décortique les textes du chanteur Yves Jamait pour en extraire un thème propre à son univers. 
Pour clore en beauté un mois très politique, la pieuvre quittait ses abysses pour se frotter aux affaires courantes en compagnie du poète.
Du temps de 68, on avait sottement reproché à Georges Brassens son manque d’activisme et d’engagement politique. Ce dernier, loin d’être un agitateur public, préférait manier une plume audacieuse et chafouine, plus discrète aussi, comme l’illustre la non moins engagée Mourir pour des idées (1972).

Yves Jamait : Histoire de boire

Chaque mois, la Revue Tentaculaire décortique les textes du chanteur Yves Jamait pour en extraire un thème propre à son univers. Pour le mois de mai, la pieuvre se sert à boire en compagnie du poète. Suivons-le dans son repaire, le « Bar de l’Univers », à Dijon, où l’on remplit sa coupe pour mieux parler d’amour….