Articles de Fond

Au pays de l’investigation, la précision est de rigueur et les sujets se laissent découvrir au fil des pages… Rien n’échappera à votre curiosité !

L’aiguillage de la pensée

Après l’étrangeté d’un essai sur le contrôle, je me dirige naturellement vers la tentative d’un essai sur la manipulation. La manipulation des masses, la propagande, le mensonge d’État. Ce sont des expressions que nous connaissons, qui nous effraient également.
Le fait est que notre premier sentiment face à ces expressions, ces menaces, est celui d’un éloignement. Les conspirations c’est ce qu’on voit dans les films, dans les séries télévisées. Comment penser aujourd’hui que l’on puisse, dans un état républicain comme le nôtre, être sujets à d’importantes manipulations ?…

Captation théâtrale, vision exacerbée et visibilité subreptice

Captation théâtrale, vision exacerbée et visibilité subreptice

Il en est de certains rendez-vous auxquels on ne peut se dérober comme de certaines images auxquelles on ne peut se soustraire : à la fois immanquables et incontournables. En ce cas précis, l’appel du théâtre fut doublement le plus fort : l’incomplétude du drame ne peut se guérir que dans l’« irrépressible» appel des planches ; et le caractère éphémère de cette incarnation nous entraîne parfois loin des sentiers battus pour aller à la rencontre de ces temples étranges, à la fois obscurs et satinés de rouge …

Dans mon Jardin il y a …

Dans mon Jardin il y a …

Dans mon jardin il y a : des roses, quelques violettes parsemées, des hortensias colorés, de quoi épanouir un jasmin et fleurir des pivoines… Dans mon jardin il y a : des rêveries parfumées de douceur, des pelouses sauvages parcourues d’enfants, des marbres tendres, et des rires d’oiseaux envolés. Dans mon jardin il y a de quoi raconter, de quoi écrire, et de quoi voyager. Car c’est peut être là tout le coeur du jardin, son essence. Lieu de la promenade et de la flânerie, le jardin est ce lieu clos où fourmille un univers savamment organisé. Je vous invite donc aujourd’hui à faire le tour du jardin !

“Regard marin” de Paul Valéry : sur la conception bergsonienne de l’espace

“Regard marin” de Paul Valéry : sur la conception bergsonienne de l’espace

Lorsqu’on arrive au mont Saint-Clair à partir du port de Sète, le cimetière marin s’esquisse impassiblement à flanc de colline derrière le Théâtre de la Mer. Pour l’atteindre, il faut emprunter une petite route sinueuse, s’ouvrant finalement sur l’étendue bleue. Une foispasséel’entrée de la nécropole, ville blanche aux demeures silencieuses et bien alignées ; le regard s’ouvre sur cette double immensité azure, entre ciel et mer qui se confondent. Le visiteur éprouve alors la calme désorientation de l’ensevelissement perpétuel. Il se fraye un chemin parmi les mausolées pentus, promenade descendante et étagée ; mais ne perd pas de vue l’horizon, sans cesse retrouvé. Le promeneur s’abîme entre les tombes sans jamais être submergé par une mer toujours lointaine : impossible descente aux enfers d’un Orphée fasciné par l’immensité qui lui fait face, éprouvant cette infinie confiance de la présence de l’être aimé à son côté : présence nécessairement invisible, et tournée nécessairement comme lui vers le bleu …

D’où vient la moralité ?

D’où vient la moralité ?

D’où vient la moralité ? A-t-elle été instillée dans l’esprit de l’Homme par Dieu ? Résulte-t-elle de mécanismes psychologiques et neurobiologiques produits de l’évolution ? Ou bien est-elle apprise et nos principes moraux ne découlent-ils que de l’expérience que nous avons acquise au sein de notre société et de notre culture ? Face à ces questions complexes, nous répondrons par la formule célèbre : « Dans le débat sur l’inné et l’acquis, on a sous-estimé les deux ! ».1 En effet, il semble que les deux facteurs, en aucun cas exclusifs, jouent un rôle essentiel et complémentaire dans l’origine de la moralité.