En lisant en rêvant à Paris

Tu l’as forcément remarqué, le doux soleil de printemps pointe le bout de son nez ces temps-ci. Du coup, on n’a plus tellement envie de s’enfermer dans une bibliothèque sombre et obscure pour dévorer de gros ouvrages poussiéreux en buvant son thermos de thé à la camomille. Il est temps de sortir ! Que penses-tu d’adapter tes lectures du jour à ton lieu de promenade ?

Solal d’Albert Cohen, sur un banc de la galerie Vivienne

Galerie Vivienne

Déguster le ton mordant d’Albert Cohen sur un banc, pourquoi pas galerie Vivienne ? Les passants rythmeront ta lecture de l’histoire du jeune Solal des Solal qui aime, haït, trahit, mais surtout aime, avec toutes les complexités de l’humanité. L’odeur du bois ciré accompagnera cette lecture douce-amère, et tu fermeras le livre en ayant l’impression d’une nouvelle expérience, onirique, ésotérique, mais plus simplement magnifique.

La Chambre d’Elsa d’Aragon aux jardins du Palais Royal


Tu es d’humeur à lire des poèmes d’amour aussi dévorants que torturés ? Glisse La Chambre d’Elsa dans ton sac et installe-toi près d’une fontaine grandiose, dans les jardins du Palais Royal. Viens un matin, quand il n’y a pas encore trop de monde, et profite de la majesté des lieux pour savourer la majesté des vers. Le vent caressera ton cœur comme il caressait le cœur du poète, et les feuilles marqueront la nostalgie d’avoir aimé puis perdu…

Carmen de Prosper Mérimée par Benjamin Lacombe dans l’église de Saint-Sulpice

Pour ce livre tragique, il faut un endroit non moins tragique. Les murs blancs et froids d’une église sont parfaits pour cela. Je te propose Saint-Sulpice, parce que son ambiance te permettra une lecture agréable et peu dérangée, mais va où tu veux ! Les mots de cette légende puissante résonneront, et les images à la fois douces et menaçantes de Benjamin Lacombe rempliront l’espace d’une atmosphère lugubre à souhait.

Les années d’Annie Ernaux dans un café du Marais

Remonte le temps avec ce livre et assieds-toi dans un café (pourquoi pas au Pique-Clops ?), commande une tasse d’un breuvage bien serré et imagine un vieux juke-box au fond de la salle. Lève les yeux de ton livre de temps en temps, et invente l’histoire des gens dont tu croiseras le regard. Qui étaient-ils il y a dix ans de cela ? Annie Arnaux t’embarquera dans un voyage dans le temps, comme si tu consultais à ses côtés de vieux albums photographiques en noir et blanc…

photos © Morgane Roland

Chloé Roland

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